• Alice VS Humain ( Chapitre 16)

    Chapitre 16:

    Seigo était donc un traître. Super !

    A côté de moi, Natsume gronda :

    Natsume : Fils de... Comment as-tu pus oser essayer de me voler Mikan alors que tu es tombé aussi bas ?

    L'homme qui le retenait lui donna un coup.

     

    Seigo : C'est toi qui es tombé bien bas, imbécile. Si tu m'avais laissé marquer Mikan, on n'en serait pas là ! Mais le mal est fait, passons... Vous devez sûrement vous demander pourquoi vous êtes ici. Et bien, c'est simple. Je vous propose de venir vous joindre à nous. Après tout, vous détestez l'académie, n'est-ce-pas ? Ici, vous pourrez enfin vous battre pour de bonne raison et sans chantage.

    Natsume : Va crever ! Jamais je ne te rejoindrai !

    Seigo : Vraiment ? Mais Natsume, j'ai en ma possession quelque chose qui pourrait te faire changer rapidement d'avis... Qu'on l’amène !

     

    D'un couloir apparut alors une jeune fille. Cheveux de jais, yeux rouges, le portrait parfait de... Natsume.

     

    L'intéressé semblait lui aussi très surpris parce qui venait de se passer.

    Natsume : Aoï ? C'est... bien toi ?

     

    Un regard d'une froideur de glace lui répondit.

    Aoï : Grand frère... Tu m'as tellement... manqué ?

    Ca n'en avait pas l'air.

    Natsume : Aoï, que fais-tu ici ? Je croyais que je t...

    La fin fut trop dure pour le pauvre Natsume.

    Aoï : Que tu m'avais tuée, c'est ça ? Eh bien figure-toi que non. Je ne suis pas morte. Malgré le fait que tu ais enflammé notre village...

     

    Un déclic se fit en Natsume, mais il n'en montra rien.

    Natsume : Pourquoi restes-tu avec ses imbéciles ?

    Aoï : Sache, grand frère, que ces « imbéciles » comme tu dis, me traitent mieux que quiconque. C'est toi qui te fais berner. L'académie n'est qu'une prison...

     

    Natsume se tourna alors vers Seigo :

    Natsume : Comment as-tu fais pour que ma sœur soit de nouveau ici ?

    Seigo : Tu sais, j'ai dans mes rangs, des Alices très puissants, aussi puissants, qu'ils seraient capables de faire revivre quelqu'un...

    Natsume : Je... je me rends.

     

    Le silence se fit. Un sourire conquérant s'afficha sur le visage de Seigo.

    Natsume : Je ne t'aimerais pas pour autant, crétin, mais j'aime ma sœur plus que tout au monde.

     

    Sous un ordre de Seigo, l'homme qui maintenait Natsume le lâcha.

    Il se précipita vers sa sœur et la serra très fort dans ses bras.

     

    Seigo : Mikan, ma douce Mikan, que vas-tu faire, à présent ? Me rejoindre ou... Ou quoi d'ailleurs ? Ah oui. Mourir.

    Mikan : Monstre ! Je ne me rallierai jamais à toi !!!!

    Seigo : C'est bien dommage... Ecoute, Mikan, je suis vraiment désolé, mais je t'aime trop pour pouvoir te laisser partir... Désolé... Garde ! Emmenez-là dans la tour qui lui est réservée !!

     

    Les deux colosses m'emportèrent alors contre mon gré dans une des tours.

    Des heures passèrent avant que la porte ne s'ouvre. C'était Seigo.

    Mikan : Je n'ai rien à te dire, Seigo. Dégage !

    Seigo : Ne soit pas fâchée, ma douce Mikan, j'ai fait ça pour te protéger...

    Mikan : Me protéger de quoi ? De qui ?

     

     

    Seigo s'approcha doucement et s'assit à côté de moi au bord du lit.

    Seigo : Des gens de l'académie. Ils sont méchants. Ils vous mettent sous hautes surveillance. Et au moindre faux pas, TCHAK ! Ils égorgent ceux que vous aimez de plus au monde. Ce sont des monstres, je te dis ! Des monstres ! Alors qu'avec moi, tu es en sécurité.

    Mikan : Tout cela est vrai, l'académie sont des monstres... Mais si à l'académie ce sont des monstres, alors toi, je me demande bien qui tu es !!

     

    Seigo commençait à perdre patience, cela se voyait clairement.

    J'étais dans le pétrin jusqu'au cou. Natsume m'avait lâché, Seigo allait faire quelque chose de terrible (je le sentais) et j'étais bloquée ici dans cette fichue tour.

     

    Seigo : Ecoute Mikan, je vais t'envoyer Natsume, il saura sûrement quoi faire pour te raisonner...

     

    Il sortit et laissa place à Natsume.

    Celui-ci affichait une tête à glacer le sang.

    Il s'approcha de moi.

    Natsume : Mikan, j'ai peu de temps, il me surveille de très près.

    Mikan : Tu n'es pas dans leur camp ?

    Natsume : J'ai l'air ?! Mikan réfléchis un peu ! Je ne vais pas rester ici, avec un foutu hologramme à la place de ma sœur !

    Mikan : Un hologramme ? Comment tu le sais ?

    Natsume : Quand Seigo me l'a montré tout à l'heure, j'avais déjà des doutes : même un Alice ne peut ramener quelqu'un à la vie. Mais après je me suis dis que c'était peut-être possible. Mais quand l'hologramme d'Aoï a dit que c'était moi qui avais brûlé le village dans lequel on était, je n'y ai définitivement plus cru.

    Pourquoi ? Parce que ce n'est pas moi qui ai détruit le village, c'est elle. Elle a eut un rhume carabiné et sa fièvre lui faisait croire qu'elle avait très froid alors qu'elle était en fait brûlante. Elle a utilisé sont Alice de feu -le même que le mien- pour se réchauffer. Mais étant donné qu'elle était déjà brûlante, l'Alice à fait une sorte de surchauffe. Tout à brûlé. Alors, j'ai essayé de la rejoindre. Elle était là, mourante au milieu des flammes. Comme elle me disait qu'elle avait très froid, je n'ai même pas réfléchis, et je l'ai moi-même réchauffée avec mon Alice. Elle a fait une surchauffe, elle en est morte. Et tout ça, c'est de ma faute... Je l'ai tuée...

     

    Il semblait vraiment bouleversé. J'allais le prendre dans mes bras quand on toqua à la porte.

    Seigo : Alors, Mikan c'est décidé ?

    Je regardais Natsume. Il hocha la tête.

    Mikan : Oui, je vous rejoins.

    Seigo : Parfait !

    Il nous rejoignit et ferma la porte derrière lui.

    Natsume se jeta alors sur lui, déchaînant son Alice.

    A la fin, il ne restait de Seigo plus qu'un petit tas de cendres carbonisées.

    Natsume : Ca lui apprendra...

    Il me prit par la main et m'entraîna en dehors.

    Nous courûmes dans les immenses couloirs. Tuâmes les gardes qui se dressaient sur notre chemin. Et prîmes la camionnette pour nous échapper. Natsume au volant.

    Cela me semblait pourtant trop facile…

    Après plusieurs heures de route, nous en concluâmes donc que nous étions perdus.

     

    Mikan : On est perdu ?

    Natsume ; OUI MIKAN !! On est perdu ! T'es contente ?

    Mikan : Non...

    Natsume : Alors arrête de me demander si on est perdu !

    Le silence se fit.

     

    Je me mis alors à fouiller la boîte à gant et par miracle je trouvais :

    Mikan : Un GPS !!

    Tout de suite je le branchais sur l'allume-cigare. Il s'alluma automatiquement.

    Mikan : Oh !! Regarde ! La route empruntée est celle qui mène à l'académie !! On a qu'à la suivre en sens inverse !!

    Du bruit se fit entendre à l'arrière de la camionnette.

    Natsume : Je garde le volant, va voir ce que c'est.

     

    Prudemment je me détachais et me levais. A l'arrière, il n'y avait personne, mais une main me saisit par le col et me monta violemment sur le toit.

    Seigo : Tu croyais vraiment t'être débarrassé de moi, Mikan ?

    Seigo. Effectivement, ça avait été beaucoup trop facile pour s’être débarrassé de lui comme ça. Il n’était donc pas mort. Il avait du réussir à nous retrouver grâce à un Alice de localisation et à venir grâce à un Alice de téléportation.

    Nous étions désormais tout les deux sur le toit de la fourgonnette lancée à pleine vitesse.

    Seigo : J'aime vraiment l'Alice des hologrammes, ça marche si bien...

    Il m'immobilisa avec son Alice et s'approcha de moi.

    Il prit alors un couteau dans sa poche et me lança un coup : cela me fit une entaille sous chaque œil. Je sentis le sang couler en cascade sur mes joues telles des larmes.

     

    Ignorant la douleur et mes os de plus en plus lourd, je me relevais de toute ma hauteur, surplombant ainsi Seigo qui lui, était légèrement courbé.

    Je ne sais vraiment pas de quoi je devais avoir l'air, avec mes cheveux en pétard dans le vent, le sang coulant sur mes joues et ma tenue en cuir blanc complètement déchirée.

    Seigo : L'Ange blanc...

    Bon, c'est pas trop ce à quoi je m'attendais, mais si on le voit comme ça, tant mieux...

    Je rassemblais tout mon pouvoir et, sans aucun remord, lâchait tout sur Seigo.

    Autant, parfois mon feu a des reflets bleutés, autant là, il était d'un blanc éclatant et pur. C'était agréable de voir sa puissance.

    Natsume : Mikan, tu vas bien ?

    Je redescendis du toit, sereine.

    Mikan : Oui, je vais bien.

    Je me rassis à la place passager.

    Natsume : Mikan, tes... tes cheveux... Et tes yeux aussi...

    Mikan : Qu'est ce qu'il y a ?

    Je regardais dans le rétroviseur.

    Mes cheveux était blanc-argenté et mes yeux d'un bleu brillant.

    Mikan : Ah oui tiens, c'est bizarre...

    Et je n'étais pas plus choquée que ça.

    Natsume : Qu'est ce que tu as fait pour être aussi longue ?

     

    Mikan : J'ai fini de tuer Seigo...

    Natsume : HEIN ? Il était là ?

    Mikan : Oui, tu avais juste tué un de ces hologrammes...

    Natsume : Ca va Mikan ? Tu as l'air bizarre, pas comme d'habitude... 

    Mikan : Serais-tu en train de t’inquiéter pour moi ?

    Natsume : non... Non ! Mais c'est peut-être un piège...

    Mikan : Tu me soupçonne d'être un piège, imbécile ? Crétin !!!!!!

    Je me retournais et boudais.

    Natsume : Je préfère ça.

    Après plusieurs heures de route nous retrouvâmes enfin l'académie. Mes cheveux et mes yeux avais retrouvés leurs couleurs d'origine.

    Nous défonçâmes les grilles avec la camionnette « pour aller plus vite » comme disait si bien Natsume.

    Dans la cour, tout avait été ravagé. Seuls quelques élèves étaient encore debout, tremblants.

    Narumi accouru à notre rencontre :

    Narumi : Mikan ! Natsume ! Vous allez bien ?

    J'hochai la tête. Oui, nous, nous allions bien.

    Narumi : C'est horrible. Ils ont tout mis sens dessus-dessous ! Ils ont tout fouillé! Mais apparemment, ils n'ont rien trouvé ! Encore heureux !! Des centaines d'élèves ont été transférés à l’hôpital. Nous ne déplorons qu'un mort...

    Mikan : Qui est-ce ?

    Narumi : Yûu Tobita, collège B.

    Je m'effondrais.

    Iinchô. Iinchô était mort. Notre cher délégué de classe était mort. Je ne le connaissais pas beaucoup, mais je le trouvais toujours souriant et agréable.

    Sans pouvoir tenir plus, je m'évanouis.

     

    Noir.

    De: Emi

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :